La saison de la grippe et du rhume revient chaque année avec son lot de désagréments, de fatigue et parfois de complications bien plus sérieuses. Si la COVID-19 a occupé l’espace médiatique ces dernières années, la grippe saisonnière reste une maladie qui peut provoquer des formes sévères, notamment chez les personnes fragiles.
Pour traverser cette période en limitant les risques, les infectiologues rappellent quelques erreurs courantes… et surtout les bons gestes à adopter.
1. Sous-estimer la grippe
La première erreur, et sans doute la plus dangereuse, consiste à considérer la grippe comme un simple rhume.
Les médecins insistent : la grippe peut provoquer des complications graves, dont des crises cardiaques ou des AVC dans les semaines qui suivent l’infection.
Le plus important est donc d’en reconnaître la gravité et de s’informer auprès de sources médicales fiables.
2. Penser qu’on n’a pas besoin du vaccin parce qu’on « n’attrape jamais la grippe »
Le vaccin ne garantit pas que vous n’attraperez pas la grippe. Mais il réduit fortement les risques de forme grave, d’hospitalisation et de complications.
C’est un filet de sécurité, particulièrement utile pour les personnes actives qui ne peuvent pas se permettre un arrêt prolongé.
Le meilleur moment pour se faire vacciner : avant le pic de janvier-février, idéalement en novembre-décembre.
3. Vouloir “tenir le coup” malgré les premiers symptômes
Beaucoup continuent d’aller travailler ou de sortir alors que les premiers signes apparaissent : gorge irritée, fatigue, fièvre légère. C’est une erreur.
Non seulement vous ralentissez votre propre guérison, mais vous exposez aussi les autres, alors que vous êtes le plus contagieuse.
Le bon réflexe : se reposer dès les premiers signes, réduire les activités sociales et, si possible, poser un jour de congé.
4. Abuser de la vitamine C
Oui, la vitamine C peut légèrement réduire la durée d’un rhume… mais seulement dans des doses raisonnables.
Un excès peut provoquer diarrhées, crampes abdominales et inconfort digestif.
La limite recommandée : pas plus de 2 000 mg par jour. Mieux vaut la consommer via l’alimentation : agrumes, légumes verts, tomates, brocoli.
5. Ignorer les interactions entre remèdes maison et médicament
Tisanes, gingembre, ail, sureau, échinacée… La plupart de ces remèdes sont sans danger, mais certains peuvent interagir avec vos traitements.
Exemples :
- le gingembre peut renforcer l’effet des anticoagulants ;
- l’ail peut augmenter le risque de saignement chez certaines personnes.
Avant d’essayer un remède naturel, surtout en automédication : vérifiez les interactions ou parlez-en à votre médecin.
6. Négliger les gestes simples
Chanter « Joyeux anniversaire » en se lavant les mains peut faire sourire… mais c’est efficace.
La COVID-19 l’a prouvé : lavage des mains, port du masque dans les espaces fermés, éviter de se toucher le visage… ces gestes ont réduit les infections saisonnières dans le monde entier.
Une hygiène rigoureuse reste l’une des meilleures barrières contre la grippe et le rhume.
7. Ne pas consulter quand on fait partie d’un groupe à risque
Asthme, diabète, grossesse, âge avancé, tabagisme, immunodépression… Si vous êtes concernée, vous devez consulter rapidement en cas de symptômes.
Des traitements antiviraux existent, mais ils sont efficaces dans les 48 premières heures seulement.
Ne pas attendre, ne pas se soigner seule « à l’aveugle », et surtout ne pas se contenter de remèdes naturels quand la situation nécessite un avis médical.
La saison de la grippe n’est pas une fatalité. En évitant ces erreurs courantes, en restant attentive à votre corps et en adoptant les bons réflexes, vous protégez non seulement votre santé, mais aussi celle de votre famille et de votre entourage. La prévention, ce n’est pas de la peur : c’est du pouvoir. Et comme toujours, un esprit informé est un corps mieux protégé.
