Soraya Martinez Ferrada désormais mairesse de Montréal

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C’est une nuit qui restera dans les annales politiques de Montréal. Dans une salle pleine d’émotion, Soraya Martinez Ferrada a pris la parole, la voix ferme, les yeux humides. L’ancienne ministre fédérale vient de réussir un pari que beaucoup jugeaient improbable : faire basculer la métropole québécoise et incarner un souffle nouveau à la tête de la ville.

«Je suis une immigrante. Je suis une fille de la loi 101. Je suis une fille de Montréal et je suis ici chez moi». Soraya Martinez Ferrada dans son discours de victoire.

Fille d’immigrants chiliens, arrivée au Canada dans les années 1980, Soraya a gravi les échelons sans bruit, avec la rigueur de celles qui n’ont jamais rien reçu par héritage. Son élection à la mairie n’est pas qu’un changement d’administration ; c’est le symbole d’une promesse tenue à toutes celles qui savent que la politique peut encore être une affaire de conviction et de travail.

Dans son discours, elle a parlé de propreté, de logement, de mobilité, mais surtout de confiance. « On va rebâtir les liens, pas les murs », a-t-elle déclaré sous les applaudissements. Ce ton simple, presque maternel, tranche avec le jargon technocratique qu’on entend trop souvent.

Derrière les chiffres et les programmes, Soraya Martinez Ferrada porte un message qui dépasse les frontières. Celui d’une femme d’origine étrangère qui prend les rênes d’une grande ville nord-américaine avec la volonté d’en faire un lieu où chaque citoyen — peu importe ses origines — peut se sentir écouté.
Un signal fort, que les femmes africaines engagées dans la vie publique comprendront sans traduction : la compétence n’a pas de passeport, et le leadership n’a pas de genre.

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