Chaque 20 novembre, la Journée mondiale des droits de l’enfant nous rappelle une vérité trop souvent oubliée : les enfants ne sont pas la propriété des adultes, mais des citoyens à part entière, avec des droits, des idées et une parole qui compte.
Sarah El Hairy, Haute-Commissaire à l’Enfance, appelle à franchir une étape décisive : faire entrer la voix des enfants dans la décision publique. Pour elle, il ne suffit plus de parler au nom des plus jeunes, il faut leur donner la possibilité de s’exprimer, d’être entendus, et surtout d’être pris en compte.
Dans les écoles, les conseils d’élèves peuvent devenir de vrais laboratoires d’idées. Dans les communes, les Conseils municipaux d’enfants devraient être écoutés sur les projets qui transforment leur environnement. Et au niveau national, des consultations adaptées à leur âge pourraient devenir un réflexe politique.
La France, l’un des premiers pays à avoir ratifié la Convention internationale des droits de l’enfant, a une responsabilité historique. Écouter les enfants, ce n’est pas un geste symbolique ni un supplément d’âme : c’est un devoir démocratique.
« Les enfants ne sont pas l’avenir, ils sont déjà le présent », rappelle Sarah El Hairy.
Les associer, c’est reconnaître qu’ils font déjà partie de la société qu’ils aideront demain à transformer.
Et si cette Journée mondiale des droits de l’enfant devenait enfin celle où les adultes apprennent, pour de bon, à écouter ?
