Dans un monde encore marqué par les inégalités d’accès à l’éducation, le parcours de Mariéme Jamme est une démonstration éclatante de ce que la résilience et la vision peuvent accomplir. Née dans un village du Sénégal, sans réseau ni diplôme, elle est aujourd’hui reconnue comme l’une des figures les plus influentes du numérique en Afrique et dans le monde. Entre douleur et espoir, son odyssée personnelle incarne la philosophie de TopLadies : transformer les défis en impact, et la marginalité en leadership.
Les débuts de Mariéme Jamme au Sénégal
Née à Ndiayène Pendao, au sud du Sénégal, Mariéme Jamme grandit dans un environnement où la pauvreté, l’exclusion et l’injustice sont le quotidien. Privée d’accès à une éducation stable, elle quitte l’école à 15 ans sans maîtriser le français, mais animée d’une curiosité inépuisable et d’une foi intime en sa propre intelligence.
Les violences familiales et l’absence de perspectives la poussent à émigrer vers le Royaume-Uni. Sans papiers, elle enchaîne les emplois précaires – serveuse, femme de ménage – pour survivre. Mais dans chaque geste, dans chaque jour, persiste une conviction : apprendre pour se libérer.
La découverte du digital : le code comme langage de survie
À Londres, le destin tend une main inattendue à Mariéme Jamme : celle du numérique. Dans un centre communautaire, elle découvre Internet, puis le codage. C’est un choc.
Le langage du code devient pour elle un outil d’émancipation. Autodidacte, elle s’imprègne des bases du développement, de la gestion de projet et du monde digital, souvent seule, souvent dans la nuit, souvent entre deux ménages.
Cette révélation change sa trajectoire. Elle comprend que la technologie n’est pas qu’un métier, mais une arme sociale, capable de transformer des vies et des continents. En 2016, elle fonde iamtheCODE, première initiative africaine à former un million de filles aux compétences numériques (STEAMD) d’ici à 2030.
